Voix des RH

Voix des RH : “On ne peut plus improviser en matière de RH”

22 avril 2026

Les ressources humaines ne sont plus un sujet secondaire dans les entreprises. Entre complexification du cadre légal, tensions managériales, attentes des salariés en hausse et transformation numérique, les organisations doivent désormais structurer leurs pratiques pour rester performantes.

Voix des RH : “On ne peut plus improviser en matière de RH”

22 avril 2026

Voix des RH

Les ressources humaines ne sont plus un sujet secondaire dans les entreprises. Entre complexification du cadre légal, tensions managériales, attentes des salariés en hausse et transformation numérique, les organisations doivent désormais structurer leurs pratiques pour rester performantes.

Pour décrypter les transformations actuelles des ressources humaines, nous avons échangé avec Camille Derrien, co-fondatrice du cabinet La Perm RH. Cette deuxième édition de Voix des RH met en lumière son regard sur l’évolution des pratiques RH, les difficultés rencontrées par les entreprises sur le terrain, ainsi que les leviers de structuration devenus indispensables dans un environnement toujours plus exigeant.

Co-fondatrice de La Perm RH, Camille Derrien accompagne les TPE et PME dans l’organisation, la structuration et l’optimisation de leurs ressources humaines. Son approche repose sur une conviction forte : les RH ne doivent pas être une contrainte administrative, mais un véritable levier de performance et de sécurisation pour l’entreprise.

Forte d’une expérience construite dans des environnements multi-entreprises, elle a contribué à structurer et piloter les ressources humaines en intégrant des pratiques innovantes et des solutions adaptées aux besoins spécifiques de chaque organisation. Son expertise s’articule autour de trois piliers : anticiper, sécuriser et optimiser les pratiques RH pour permettre aux dirigeants de prendre du recul et de piloter leur activité avec davantage de sérénité.

Camille Derrien, co-fondatrice du cabinet La Perm RHCamille Derrien, cabinet La Perm RH

Des pratiques RH sous pression : plus d’exigence, moins de structuration

Les entreprises font face à une accumulation de contraintes qui transforme profondément la fonction RH.

« Sur le terrain, le changement le plus marquant n’est pas forcément technologique, c’est le niveau d’exigence qui a fortement augmenté sans que les pratiques ne soient toujours structurées en face. »

Obligations légales, attentes des salariés, complexité du management… les paramètres se multiplient, mais les outils internes ne suivent pas toujours.

« Aujourd’hui, les entreprises doivent gérer :
plus d’obligations légales ;
plus d’attentes des salariés ;
plus de complexité dans le management. »

Dans les TPE et PME, la gestion RH reste encore souvent informelle.

« Mais dans beaucoup de TPE/PME, les RH restent encore très intuitives.
C’est d’ailleurs souvent le point de départ de notre accompagnement : remettre à plat et structurer avant d’aller plus loin. »

Une réalité qui conduit à une conclusion claire :

« Selon moi, le vrai changement se situe là : on ne peut plus se permettre d’improviser en matière de ressources humaines. »

Soft skills : ce qui fait réellement tenir une entreprise

Dans les organisations, les difficultés ne proviennent pas uniquement des compétences techniques.

Les soft skills jouent un rôle central dans la stabilité des équipes.

« Lors de mes accompagnements en entreprise, je remarque que ce ne sont pas les compétences techniques qui posent problème, mais tout ce qui relève du fonctionnement au quotidien. »

Les compétences clés identifiées sur le terrain sont avant tout humaines :

  • savoir communiquer clairement (et éviter les non-dits)
  • savoir se positionner (notamment pour les managers)
  • savoir s’adapter sans se désengager
  • et surtout, savoir prendre du recul

« Dans les entreprises que j’accompagne, beaucoup de difficultés (conflits, démotivation, départs) viennent moins d’un manque de compétences… que d’un manque de maturité relationnelle. »

Ces compétences comportementales sont aujourd’hui indispensables pour faire fonctionner durablement les équipes.

« Ce sont ces compétences-là qui font tenir une organisation dans la durée. »

RH : un levier stratégique encore sous-estimé

L’un des principaux enjeux reste la perception même de la fonction RH dans les entreprises.

« Ce qui est encore mal compris, c’est que les RH ne sont pas une fonction support… mais un levier de performance et de sécurisation de l’entreprise. »

Derrière cette fonction se cachent des enjeux structurants souvent sous-estimés.

« Trop souvent, les RH sont encore perçues comme une fonction purement administrative ou très liée au recrutement. »

Pourtant, leur rôle dépasse largement la gestion administrative.

« Alors que les vrais enjeux sont ailleurs : structurer les pratiques, sécuriser juridiquement l’entreprise, anticiper les risques et accompagner le dirigeant dans ses décisions. »

Ne pas structurer ses RH a un coût réel, mais différé.

« En réalité, ne pas structurer ses RH coûte toujours plus cher, mais souvent plus tard (contentieux, désorganisation, turnover). »

Demain : des RH plus simples, plus claires et plus préventives

Face à la multiplication des outils et des discours autour de la transformation RH, le message est clair : revenir aux fondamentaux.

« On parle beaucoup d’outils, d’IA, d’expérience collaborateur… mais l’enjeu prioritaire reste souvent plus basique : mettre en place des fondamentaux solides. »

Trois grandes évolutions se dessinent :

  • le besoin de structuration RH dans les petites entreprises
  • le rôle des RH comme partenaire du dirigeant
  • une approche plus préventive que corrective

« Concrètement, les entreprises qui s’en sortiront le mieux ne seront pas celles qui auront le plus d’outils… mais celles qui auront des pratiques simples, partagées et réellement appliquées. »

L’objectif n’est pas de multiplier les outils, mais de mettre en place des pratiques réellement efficaces.

« C’est exactement ce que nous travaillons au quotidien avec les dirigeants : remettre du cadre et du concret dans leurs pratiques RH. »

L’IA en RH : un outil d’aide, pas un décideur

L’intelligence artificielle s’impose progressivement dans les pratiques RH, mais son rôle reste encadré.

Elle peut apporter un vrai soutien dans l’analyse et la gestion des données.

« L’IA peut permettre de gagner du temps sur des tâches chronophages, de fiabiliser certaines analyses ou encore d’apporter de la donnée dans des décisions parfois très intuitives. »

Mais ses limites restent fondamentales.

« elle ne connaît pas l’historique de l’entreprise et ne prend pas en compte sa culture ; elle ne comprend pas les contextes humains complexes ; elle ne remplace pas le discernement. »

La position est donc sans ambiguïté :

« Pour moi, la bonne approche est simple : l’IA peut éclairer, mais elle ne doit jamais décider à la place du RH ou du dirigeant. »

Et dans de nombreuses entreprises, le sujet prioritaire reste ailleurs.

« Et surtout, dans beaucoup de TPE/PME, le sujet prioritaire n’est pas encore l’IA… mais déjà d’avoir des pratiques RH claires et sécurisées. »

Conclusion : des RH à structurer avant de les digitaliser

Cette deuxième édition de Voix des RH met en lumière une réalité essentielle : la performance des entreprises ne dépend pas uniquement des outils ou des innovations, mais d’abord de la solidité de leurs pratiques internes.

Dans un environnement de plus en plus complexe, les ressources humaines deviennent un pilier stratégique, à la fois humain, organisationnel et juridique.

Les entreprises qui réussiront demain ne seront pas nécessairement celles qui iront le plus vite vers la digitalisation, mais celles qui auront su poser des bases claires, structurées et adaptées à leur réalité.

Nous remercions chaleureusement Camille Derrien, directrice de La Perm RH, pour son expertise et son retour d’expérience sur les enjeux actuels des ressources humaines.

FAQ – Structurer les RH dans les TPE et PME

Les entreprises font face à une augmentation des obligations légales, des attentes des salariés et de la complexité managériale. Des pratiques RH improvisées peuvent entraîner des erreurs de gestion, des conflits, du turnover ou des risques juridiques. Structurer ses RH permet de sécuriser l’entreprise et de mieux accompagner sa croissance.

Les principaux enjeux sont la mise en conformité légale, la clarification des rôles, l’organisation du management, la fidélisation des collaborateurs et l’anticipation des risques sociaux. Dans de nombreuses petites structures, les RH restent encore très intuitives, ce qui limite leur efficacité.

Les soft skills, comme la communication, l’adaptabilité, la prise de recul ou la capacité à collaborer, jouent un rôle majeur dans la stabilité des équipes. De nombreux conflits ou départs sont davantage liés à des difficultés relationnelles qu’à un manque de compétences techniques.

Les compétences les plus souvent citées sont :

  • la communication claire,

  • la capacité à se positionner,

  • l’adaptabilité,

  • la gestion des émotions,

  • la prise de recul,

  • et la collaboration au sein des équipes.

Une organisation RH insuffisamment structurée peut générer des coûts importants : contentieux juridiques, désorganisation des équipes, absentéisme, perte de productivité et turnover. Ces coûts apparaissent souvent progressivement, ce qui les rend parfois sous-estimés par les dirigeants.

Non. Les ressources humaines ne se limitent pas à la gestion administrative ou au recrutement. Elles constituent un levier stratégique qui permet de structurer l’organisation, d’accompagner les décisions des dirigeants et de sécuriser le développement de l’entreprise.

L’intelligence artificielle peut automatiser certaines tâches répétitives, analyser des données RH, faciliter le tri d’informations ou aider à identifier des tendances. Elle permet surtout de faire gagner du temps sur des tâches opérationnelles.

Non. L’IA ne connaît pas la culture de l’entreprise, ne comprend pas les situations humaines complexes et ne remplace pas le discernement d’un professionnel RH. Elle doit être utilisée comme un outil d’aide à la décision, et non comme un décideur autonome.

Les entreprises les plus performantes ne seront pas forcément celles qui disposeront du plus grand nombre d’outils numériques. Ce seront celles qui auront mis en place des pratiques RH simples, claires, partagées et réellement appliquées par les équipes.

La première étape consiste à clarifier les fondamentaux :

  • définir les rôles et responsabilités,

  • formaliser les processus RH,

  • sécuriser les obligations légales,

  • structurer l’intégration des collaborateurs,

  • et mettre en place des pratiques managériales cohérentes.

Une fois ces bases solides, les entreprises peuvent ensuite envisager la digitalisation et l’intégration d’outils RH plus avancés.

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Pour décrypter les transformations actuelles des ressources humaines, nous avons échangé avec Camille Derrien, co-fondatrice du cabinet La Perm RH. Cette deuxième édition de Voix des RH met en lumière son regard sur l’évolution des pratiques RH, les difficultés rencontrées par les entreprises sur le terrain, ainsi que les leviers de structuration devenus indispensables dans un environnement toujours plus exigeant.

Co-fondatrice de La Perm RH, Camille Derrien accompagne les TPE et PME dans l’organisation, la structuration et l’optimisation de leurs ressources humaines. Son approche repose sur une conviction forte : les RH ne doivent pas être une contrainte administrative, mais un véritable levier de performance et de sécurisation pour l’entreprise.

Forte d’une expérience construite dans des environnements multi-entreprises, elle a contribué à structurer et piloter les ressources humaines en intégrant des pratiques innovantes et des solutions adaptées aux besoins spécifiques de chaque organisation. Son expertise s’articule autour de trois piliers : anticiper, sécuriser et optimiser les pratiques RH pour permettre aux dirigeants de prendre du recul et de piloter leur activité avec davantage de sérénité.

Camille Derrien, co-fondatrice du cabinet La Perm RHCamille Derrien, cabinet La Perm RH

Des pratiques RH sous pression : plus d’exigence, moins de structuration

Les entreprises font face à une accumulation de contraintes qui transforme profondément la fonction RH.

« Sur le terrain, le changement le plus marquant n’est pas forcément technologique, c’est le niveau d’exigence qui a fortement augmenté sans que les pratiques ne soient toujours structurées en face. »

Obligations légales, attentes des salariés, complexité du management… les paramètres se multiplient, mais les outils internes ne suivent pas toujours.

« Aujourd’hui, les entreprises doivent gérer :
plus d’obligations légales ;
plus d’attentes des salariés ;
plus de complexité dans le management. »

Dans les TPE et PME, la gestion RH reste encore souvent informelle.

« Mais dans beaucoup de TPE/PME, les RH restent encore très intuitives.
C’est d’ailleurs souvent le point de départ de notre accompagnement : remettre à plat et structurer avant d’aller plus loin. »

Une réalité qui conduit à une conclusion claire :

« Selon moi, le vrai changement se situe là : on ne peut plus se permettre d’improviser en matière de ressources humaines. »

Soft skills : ce qui fait réellement tenir une entreprise

Dans les organisations, les difficultés ne proviennent pas uniquement des compétences techniques.

Les soft skills jouent un rôle central dans la stabilité des équipes.

« Lors de mes accompagnements en entreprise, je remarque que ce ne sont pas les compétences techniques qui posent problème, mais tout ce qui relève du fonctionnement au quotidien. »

Les compétences clés identifiées sur le terrain sont avant tout humaines :

  • savoir communiquer clairement (et éviter les non-dits)
  • savoir se positionner (notamment pour les managers)
  • savoir s’adapter sans se désengager
  • et surtout, savoir prendre du recul

« Dans les entreprises que j’accompagne, beaucoup de difficultés (conflits, démotivation, départs) viennent moins d’un manque de compétences… que d’un manque de maturité relationnelle. »

Ces compétences comportementales sont aujourd’hui indispensables pour faire fonctionner durablement les équipes.

« Ce sont ces compétences-là qui font tenir une organisation dans la durée. »

RH : un levier stratégique encore sous-estimé

L’un des principaux enjeux reste la perception même de la fonction RH dans les entreprises.

« Ce qui est encore mal compris, c’est que les RH ne sont pas une fonction support… mais un levier de performance et de sécurisation de l’entreprise. »

Derrière cette fonction se cachent des enjeux structurants souvent sous-estimés.

« Trop souvent, les RH sont encore perçues comme une fonction purement administrative ou très liée au recrutement. »

Pourtant, leur rôle dépasse largement la gestion administrative.

« Alors que les vrais enjeux sont ailleurs : structurer les pratiques, sécuriser juridiquement l’entreprise, anticiper les risques et accompagner le dirigeant dans ses décisions. »

Ne pas structurer ses RH a un coût réel, mais différé.

« En réalité, ne pas structurer ses RH coûte toujours plus cher, mais souvent plus tard (contentieux, désorganisation, turnover). »

Demain : des RH plus simples, plus claires et plus préventives

Face à la multiplication des outils et des discours autour de la transformation RH, le message est clair : revenir aux fondamentaux.

« On parle beaucoup d’outils, d’IA, d’expérience collaborateur… mais l’enjeu prioritaire reste souvent plus basique : mettre en place des fondamentaux solides. »

Trois grandes évolutions se dessinent :

  • le besoin de structuration RH dans les petites entreprises
  • le rôle des RH comme partenaire du dirigeant
  • une approche plus préventive que corrective

« Concrètement, les entreprises qui s’en sortiront le mieux ne seront pas celles qui auront le plus d’outils… mais celles qui auront des pratiques simples, partagées et réellement appliquées. »

L’objectif n’est pas de multiplier les outils, mais de mettre en place des pratiques réellement efficaces.

« C’est exactement ce que nous travaillons au quotidien avec les dirigeants : remettre du cadre et du concret dans leurs pratiques RH. »

L’IA en RH : un outil d’aide, pas un décideur

L’intelligence artificielle s’impose progressivement dans les pratiques RH, mais son rôle reste encadré.

Elle peut apporter un vrai soutien dans l’analyse et la gestion des données.

« L’IA peut permettre de gagner du temps sur des tâches chronophages, de fiabiliser certaines analyses ou encore d’apporter de la donnée dans des décisions parfois très intuitives. »

Mais ses limites restent fondamentales.

« elle ne connaît pas l’historique de l’entreprise et ne prend pas en compte sa culture ; elle ne comprend pas les contextes humains complexes ; elle ne remplace pas le discernement. »

La position est donc sans ambiguïté :

« Pour moi, la bonne approche est simple : l’IA peut éclairer, mais elle ne doit jamais décider à la place du RH ou du dirigeant. »

Et dans de nombreuses entreprises, le sujet prioritaire reste ailleurs.

« Et surtout, dans beaucoup de TPE/PME, le sujet prioritaire n’est pas encore l’IA… mais déjà d’avoir des pratiques RH claires et sécurisées. »

Conclusion : des RH à structurer avant de les digitaliser

Cette deuxième édition de Voix des RH met en lumière une réalité essentielle : la performance des entreprises ne dépend pas uniquement des outils ou des innovations, mais d’abord de la solidité de leurs pratiques internes.

Dans un environnement de plus en plus complexe, les ressources humaines deviennent un pilier stratégique, à la fois humain, organisationnel et juridique.

Les entreprises qui réussiront demain ne seront pas nécessairement celles qui iront le plus vite vers la digitalisation, mais celles qui auront su poser des bases claires, structurées et adaptées à leur réalité.

Nous remercions chaleureusement Camille Derrien, directrice de La Perm RH, pour son expertise et son retour d’expérience sur les enjeux actuels des ressources humaines.

FAQ – Structurer les RH dans les TPE et PME

Les entreprises font face à une augmentation des obligations légales, des attentes des salariés et de la complexité managériale. Des pratiques RH improvisées peuvent entraîner des erreurs de gestion, des conflits, du turnover ou des risques juridiques. Structurer ses RH permet de sécuriser l’entreprise et de mieux accompagner sa croissance.

Les principaux enjeux sont la mise en conformité légale, la clarification des rôles, l’organisation du management, la fidélisation des collaborateurs et l’anticipation des risques sociaux. Dans de nombreuses petites structures, les RH restent encore très intuitives, ce qui limite leur efficacité.

Les soft skills, comme la communication, l’adaptabilité, la prise de recul ou la capacité à collaborer, jouent un rôle majeur dans la stabilité des équipes. De nombreux conflits ou départs sont davantage liés à des difficultés relationnelles qu’à un manque de compétences techniques.

Les compétences les plus souvent citées sont :

  • la communication claire,

  • la capacité à se positionner,

  • l’adaptabilité,

  • la gestion des émotions,

  • la prise de recul,

  • et la collaboration au sein des équipes.

Une organisation RH insuffisamment structurée peut générer des coûts importants : contentieux juridiques, désorganisation des équipes, absentéisme, perte de productivité et turnover. Ces coûts apparaissent souvent progressivement, ce qui les rend parfois sous-estimés par les dirigeants.

Non. Les ressources humaines ne se limitent pas à la gestion administrative ou au recrutement. Elles constituent un levier stratégique qui permet de structurer l’organisation, d’accompagner les décisions des dirigeants et de sécuriser le développement de l’entreprise.

L’intelligence artificielle peut automatiser certaines tâches répétitives, analyser des données RH, faciliter le tri d’informations ou aider à identifier des tendances. Elle permet surtout de faire gagner du temps sur des tâches opérationnelles.

Non. L’IA ne connaît pas la culture de l’entreprise, ne comprend pas les situations humaines complexes et ne remplace pas le discernement d’un professionnel RH. Elle doit être utilisée comme un outil d’aide à la décision, et non comme un décideur autonome.

Les entreprises les plus performantes ne seront pas forcément celles qui disposeront du plus grand nombre d’outils numériques. Ce seront celles qui auront mis en place des pratiques RH simples, claires, partagées et réellement appliquées par les équipes.

La première étape consiste à clarifier les fondamentaux :

  • définir les rôles et responsabilités,

  • formaliser les processus RH,

  • sécuriser les obligations légales,

  • structurer l’intégration des collaborateurs,

  • et mettre en place des pratiques managériales cohérentes.

Une fois ces bases solides, les entreprises peuvent ensuite envisager la digitalisation et l’intégration d’outils RH plus avancés.

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